|

L'Archevêque de Bourges encourage les
fidèles à se rendre en pèlerinage à Pellevoisin
En 1983, Monseigneur Paul Vignancour a
reconnu la
guérison miraculeuse d'Estelle
Faguette.
Cette déclaration fait suite à tous
les actes favorables et marques de bienveillance des souverains
pontifes et des archevêques de Bourges à l'égard de
Pellevoisin depuis plus d'un siècle.
1ère
apparition
2ème
apparition
3ème
apparition
4ème
apparition
5ème
apparition
6ème
apparition
7ème
apparition
8ème
apparition
9ème
apparition
10ème
apparition
11ème
apparition
12ème
apparition
13ème
apparition
14ème
apparition
15ème
apparition

|
Extraits du récit des quinze apparitions
par Estelle Faguette
PREMIERE APPARITION
Nuit du lundi 14 au mardi 15 février 1876
Je cherchais à me reposer, quand tout à coup
apparut le diable au pied de mon lit… A peine était-il arrivé que la
Sainte Vierge apparut de l’autre côté, dans le coin de mon lit… Elle
lui dit sèchement :
« Que fais-tu là ? Ne vois-tu pas qu’elle porte ma livrée et celle de
mon Fils ? »
Il disparut en gesticulant.
Alors elle se retourna vers moi et me dit doucement :
« Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille ? ».
…« Courage , prends patience ; mon fils va se laisser toucher. Tu
souffriras encore cinq jours, en l’honneur des cinq plaies de mon
fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je
veux que tu publies ma gloire. »
Aussitôt je vis entre elle et moi une plaque de marbre blanc que je
reconnus pour être un ex-voto. Je luis dis : Mais ma bonne Mère, où
faudra-t-il le faire poser ? Est-ce à Notre-Dame des Victoires, à
Paris ou à Pellevoi… ? Elle ne me donna pas le temps d’achever le mot
Pellevoisin. Elle me répondit :
« A Notre-Dame des Victoires, ils ont bien assez de marques de ma
puissance, au lieu qu’à Pellevoisin, il n’y a rien. Ils ont besoin de
stimulant ».
… Je lui promis de faire ce qui dépendrait de moi pour sa gloire. Elle
me dit encore : « Courage, mais je veux que tu tiennes ta promesse. »
DEUXIEME APPARITION
Nuit du mardi 15 au mercredi 16 février 1876
La seconde nuit, je revis le diable… La Sainte
Vierge parut presque aussitôt que lui et elle me dit :
« N’aie donc pas peur, je suis là. Cette fois, mon Fils s’est laissé
attendrir, il te laisse la vie ; tu seras guérie samedi. »
Là-dessus je répondis : « Mais ma Bonne Mère, si j’avais le choix,
j’aimerais mieux mourir pendant que je suis bien préparée. » Alors la
Sainte Vierge me dit en souriant :
« Ingrate, si mon Fils te rend la vie, c’est que tu en as besoin.
Qu’a-t-il donné à l’homme sur la terre de plus précieux que la vie ?
En te rendant la vie, ne crois pas que tu seras exempte de souffrances
; non, tu souffriras et tu ne seras pas exempte de peines. C’est ce
qui fait le mérite de la vie. Si mon fils s’est laissé toucher, c’est
par ta grande résignation et ta patience. N’en perds pas le fruit par
ton choix. Ne t’ai-je pas dit : S’il te rend la vie, tu publieras ma
gloire ? »
Le marbre blanc était présent, et à côté, autant de papier de soie
blanc qu’il y avait d’épaisseur de marbre cela en formait une
quantité. Je cherchai à soulever quelques feuillets, cela me fut
impossible. La Sainte Vierge me regardait toujours souriant.
« Maintenant regardons le passé. » Son visage devint un peu plus
triste, mais toujours très doux… Je garde le silence sur ce que la
Sainte Vierge me dit en particulier. Je dirai seulement qu’elle me fit
de graves reproches que j’avais bien mérités… La Sainte Vierge me
regarda avec bonté, puis elle disparut sans rien dire. Combien j’avais
de chagrin !
TROISIEME APPARITION
Nuit du mercredi 16 au jeudi 17 février 1876
La troisième nuit et la quatrième nuit, je revis le
diable. Il se tenait si loin que c’est à peine si je distinguais ses
gestes… La Sainte Vierge me dit :
« Allons, du courage mon enfant. »
…Elle me fit de nouveaux reproches, mais avec tant de douceur que je
me suis rassurée.
« Tout ceci est passé ; tu as, par ta résignation, racheté ces fautes.
» Elle me fit voir quelques bonnes actions que j’avais faites. C’était
bien peu de chose à côté de mes fautes. La Sainte Vierge vit bien ma
peine, car elle me dit :
« Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils. Ces quelques
bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m’as adressées ont
touché mon cœur de mère entre autres cette petite lettre que tu m’as
écrite, au mois de septembre. Ce qui m’a le plus touchée, c’est cette
phrase : Voyez la douleur de mes parents, si je venais à leur manquer
; ils sont à la veille de mendier leur pain. Rappelez vous donc ce que
vous avez souffert, quand Jésus votre fils fut étendu sur la Croix.
J’ai montré cette lettre à mon fils ; tes parents ont besoin de toi. A
l’avenir, tâche d’être fidèle. Ne perds pas les grâces qui te sont
données, et publie ma gloire. »
QUATRIEME APPARITION
Nuit du jeudi 17 au vendredi 18 février 1876
La quatrième nuit a été à peu près de même que les
autres. Je revoyais chaque nuit ce qu’elle m’avait dit les fois
précédentes. Cette nuit-là, il me sembla qu’elle resta moins
longtemps. Je voulais lui demander des grâces, mais je n’ai pas pu.
Mes pensées se précipitaient. Je voyais dans mon esprit les paroles
que la Sainte vierge m’avait répétées (…lors des apparitions
précédentes).
Pourquoi, pendant que la Sainte Vierge était là, qui regardait, elle
qui est si bonne et douce, n’ai-je pu rien lui demander ? Elle partit
comme les autres nuits, en me répétant :
« Tu publieras ma gloire. »
J’essayai encore de dire : Comment ; je n’en ai pas eu le temps ; elle
répondit en partant : « Fais tous tes efforts. »
CINQUIEME APPARITION
Nuit du vendredi 18 au samedi 19 février 1876
…La Sainte Vierge s’approcha au milieu de mes
rideaux. Mon Dieu comme elle était belle ! Elle resta longtemps
immobile sans rien dire ; elle se tenait au milieu d’une vapeur
claire…Elle était souriante, elle me rappela mes promesses .
Je voyais ma plaque, mais cette fois elle n’était plus toute blanche.
Il y avait aux quatre coins des boutons de roses d’or, dans le haut, un
cœur d’or enflammé, avec une couronne de roses, transpercé d’un
glaive. Voici ce qu’il y avait d’écrit : "J’ai invoqué Marie au plus
fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son fils ma guérison entière."
Je lui ai promis de nouveau de faire tout ce qui dépendrait de moi
pour sa gloire. Elle me dit : « Si tu veux me servir, sois simple et
que tes actions répondent à tes paroles. »
Je lui ai demandé si, pour la servir, je devais changer de position.
Elle m’a répondu : « On peut se sauver dans toutes les conditions ; où
tu es, tu peux faire beaucoup de bien et tu peux publier ma gloire. »
Après un petit instant, elle me dit (à ce moment elle devint triste) :
« Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour
mon Fils dans la Sainte Communion, et l’attitude de prière que l’on
prend, quand l’esprit est occupé d’autres choses. Je dis ceci pour les
personnes qui prétendent être pieuses. »
Après ces paroles, elle reprit son air souriant. Je lui ai demandé si
je devais parler de ce qu’elle m’avait dit tout de suite ; la Sainte
Vierge me répondit :
« Oui, oui, publie ma gloire ; mais avant d’en parler, tu attendras
l’avis de ton confesseur et directeur. Tu auras des embûches ; on te
traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle ; ne fais pas attention à
tout cela. Sois moi fidèle, je t’aiderai. » .
Je regardais toujours ; mes yeux la fixaient sans se fatiguer, et puis
tout doucement la Sainte Vierge s’éloignait. Je n’ai jamais rien vu de
si beau. Petit à petit elle disparaissait, il ne restait plus que la
buée (douce clarté) qui était autour d’elle, et ensuite tout disparut.
A ce moment je souffrais horriblement … Je demandai l’heure, il était
minuit et demi.
Je me sentais guérie, excepté mon bras droit, dont je n’ai pu me
servir qu’après avoir reçu le bon Dieu…
…J’étais à genoux devant ma cheminée, quand, tout à
coup, je vis la Sainte Vierge tout environnée d’une douce lumière,
comme je l’ai déjà vue ; seulement je la vis tout entière, de la tête
au pieds.
Quelle beauté et quelle douceur ! Son cordon de taille tombait presque
au bas de sa robe. Elle était toute blanche et se tenait debout. Ses
pieds étaient à la hauteur du pavé ; seulement le pavé avait l’air
d’être baissé. En la voyant d’abord, elle avait les bras tendus, il
tombait de ses mains comme une pluie.
Elle fixait quelque chose ; puis ensuite elle prit
un des ses cordons, le porta jusqu’à sa poitrine où elle croisa ses
mains. Elle souriait. « Du calme, mon enfant, patience, tu auras des
peines, mais je suis là. »
Le cordon qu’elle tenait retomba…La Sainte Vierge resta encore un
petit instant, puis elle me dit : « Courage, je reviendrai. ».
SEPTIEME APPARITION
Dimanche 2 juillet 1876
Fête de la visitation de la Sainte Vierge
…Je me suis mise à genoux et j’ai récité la moitié
du Je vous salue, Marie. La Sainte Vierge était devant moi. …Elle
était de même qu’hier, la pluie tombait de ses mains, et dans le fond
clair qui l’environnait, il y avait une guirlande de roses…
« Tu as déjà publié ma gloire. »
« Continue. Mon fils a aussi quelques âmes plus attachées. Son cœur a
tant d’amour pour le mien qu’Il ne peut refuser mes demandes. Par moi
il touchera les cœurs les plus endurcis. » A ce moment, elle était si
belle !
…Le papier que j’avais vu du 15 au 16 février me revint à l’esprit.
Alors j’ai dit : Ma bonne Mère, que faudra-t-il faire de ce papier ? «
Il servira à publier ces récits comme l’ont jugé plusieurs de mes
serviteurs. Il y aura bien des contradictions, ne crains rien, sois
calme. »
« Est-ce que ta guérison n’est pas une des plus grandes preuves de ma
puissance? Je suis venue particulièrement pour la conversion des
pécheurs. »
« Je voudrais que tu sois encore plus calme. Je ne
t’ai pas fixé l’heure à laquelle je devais revenir, ni le jour. Tu as
besoin de te reposer, je ne resterai que quelques minutes. »
Elle me dit souriante : « Je suis venue pour terminer la fête. » …
NEUVIEME APPARITION
Samedi 9 septembre 1876
octave de la nativité de la Sainte Vierge,
veille de la fête du Saint Nom de Marie
…Depuis plusieurs jours, j’avais le désir d’aller
dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd’hui, le 9 septembre,
j’ai pu m’y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte
Vierge est venue.
« Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de
calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant
d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais
venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission
et d’obéissance. » A ce moment je compris très bien que si je ne
m’étais pas soumise et si je n’avais pas obéi, j’aurais été privée de
la voir davantage…
« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu’ils
prient. »
En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle
portait sur sa poitrine. J’avais toujours vu cette petite pièce, sans
savoir ce que c’était, car jusqu’alors je l’avais vue toute blanche.
En soulevant cette pièce, j’aperçus un cœur rouge qui ressortait très
bien. J’ai pensé de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur.
Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion. » Elle s’arrêta
encore ; puis elle reprit : « C’est ici que je serai honorée. »
DIXIEME APPARITION
Dimanche 10 septembre 1876
fête du Saint Nom de Marie
Le 10 septembre, la Sainte Vierge vint à peu près à la même heure.
Elle ne fit que passer en disant : « Qu’ils prient, je leur en montre
l’exemple. » En disant cela, elle a joint ses mains, puis elle a
disparu. Le coup des Vêpres sonnait.
ONZIEME APPARITION
Vendredi 15 septembre 1876
Octave de la nativité de la Sainte Vierge
« Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits
pour avoir le calme ; ce n’est pas seulement pour toi que je le
demande, mais aussi pour l’Eglise et pour la France. Dans l’Eglise, il
n’y a pas ce calme que je désire. »
Elle soupira et remua la tête, en disant : « Il y a quelque chose. »
Elle s’arrêta. Elle ne me dit pas ce qu’il y avait, mais je compris
tout de suite qu’il y avait quelque discorde. Puis elle reprit
lentement : « Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. »
Ensuite la Sainte Vierge me dit tristement (elle ne pleurait pas) : «
Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements,
et pourtant encore elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir
mon fils. » Elle paraissait émue en ajoutant : « La France souffrira.
» Elle appuya sur ces paroles. Puis elle s’arrêta encore et reprit : «
Courage et confiance. » Alors, à cet instant je pensais en mon cœur :
Si je dis ceci, on ne voudra peut-être pas me croire ; et la Sainte
Vierge m’a comprise, car elle m’a répondu : « J’ai payé d’avance ;
tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront
plus tard la vérité de mes paroles. » Puis tout doucement elle partit.
DOUZIEME APPARITION
Mercredi 1er novembre 1876
Fête de la Toussaint
Enfin, aujourd’hui 1er novembre, je revis cette
bonne Mère du ciel. Elle était comme toujours, les bras tendus, et
portait le scapulaire qu’elle me fit voir le 9 septembre. En arrivant,
comme toujours, elle fixait quelque chose que je ne pouvais pas voir ;
puis elle regarda de tous côtés. Elle ne m’a rien dit. Puis elle jeta
les yeux sur moi et m’a regardée avec beaucoup de bonté et partit.
Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour votre gloire.
Vers 2 h ½, je suis allée dans ma chambre pour dire
mon chapelet et lorsque je l’eus fini, je vis la Très Sainte Vierge.
Elle était belle comme toujours. En la voyant je pensais que j’étais
bien indigne de ses grâces et que tant d’autres que moi méritaient
plus que moi ses faveurs et pouvaient davantage publier sa gloire.
Alors elle me regarda et sourit en me disant :
« Je t’ai choisie. »
« Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire . »
Elle s’arrêta encore et me dit :
« Courage, le temps de tes épreuves va commencer. »
Puis elle croisa ses mains sur sa poitrine et partit.
…Lorsqu’elle est venue, la Sainte Vierge était
comme les autres fois, les bras tendus et avait son scapulaire. (Qu’il
est donc beau, comme il ressort sur sa poitrine !) En arrivant, comme
toujours, elle resta un bon moment sans rien dire, puis elle me
regarda et me dit quelque chose pour moi. Puis elle me dit :
« Tu n’as pas perdu ton temps aujourd’hui ; tu as travaillé pour moi.
»
(J’avais fait un scapulaire.) Elle était souriante, puis elle ajouta :
« Il faut en faire beaucoup d’autres. »
Elle s’arrêta assez longtemps, et après elle devint un peu triste, et
me dit : « Courage » Et puis elle partit, en croisant ses mains sur sa
poitrine. Elle cacha entièrement son scapulaire.
QUINZIEME APPARITION
Vendredi 8 décembre 1876
Fête de l’Immaculée Conception
Aujourd’hui après la grand-messe, j’ai revu cette
douce Mère. Elle était plus belle que jamais ; il y avait autour
d’elle sa guirlande de roses, comme au mois de juillet. En arrivant,
tout d’abord, elle resta sans rien dire comme les fois précédentes ;
puis elle me dit :
« Ma fille, rappelle toi mes paroles. »
A ce moment, je les revis toutes depuis le mois de février… Parmi ces
paroles, j’en revis encore beaucoup d’autres. J’en garderai le secret.
Tout ceci passa très vite. La Sainte Vierge me regardait toujours ;
elle me dit :
« Répète les souvent ; qu’elles te fortifient et te consolent dans tes
épreuves. Tu ne me reverras plus. »
Alors je me suis mise à crier : Qu’est-ce que je vais devenir sans
vous ma Bonne Mère ? La Sainte Vierge m’a répondu :
« Je serai invisiblement près de toi. »
Je voyais à cet instant, dans le lointain, à gauche, une foule de gens
de toute sorte ; ils me menaçaient et faisaient des gestes de colère.
J’avais un peu peur. La Sainte Vierge souriait ; elle me dit :
« Tu n’as rien à craindre de ceux-ci. Je t’ai choisie pour publier ma
gloire et répandre cette dévotion. »
La Sainte Vierge tenait son scapulaire des deux mains. Elle était si
encourageante, que je lui dis : « Ma bonne Mère, si vous vouliez me donner
ce scapulaire ? » La Sainte Vierge n’eut pas l’air d’entendre. Elle me
dit en souriant :
« Lève toi et baise le. » Oh ! alors je me suis levée vivement. La
Sainte Vierge se pencha vers moi et je l’ai baisé. Ce fut pour moi un
moment de délices. Puis la Sainte Vierge se releva, et me dit, en
parlant de son scapulaire :
« Tu iras toi-même trouver le Prélat, et lui présenteras le modèle que
tu as fait. Dis-lui qu’il t’aide de tout son pouvoir, et que rien ne
me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes
enfants, et qu’ils s’appliqueront tous à réparer les outrages que mon
fils reçoit dans le sacrement de son amour. Vois les grâces que je
répands sur ceux qui le porteront avec confiance et qui t’aideront à
le propager. »
En disant ceci, la Sainte Vierge étendit ses mains ; il en tombait une
pluie abondante, et dans chacune de ces gouttes, il me semblait voir
les grâces écrites telles que : piété, salut, confiance, conversion,
santé ; en un mot toutes sortes de grâces plus ou moins fortes. Puis
la sainte Vierge ajouta :
« Ces grâces sont de mon fils ; je les prends dans son Cœur ; il ne
peut me refuser. »
Alors je dis : ma bonne Mère, que faudra-t-il mettre de l’autre côté
de ce scapulaire ? La Sainte Vierge me répondit :
« Je le réserve pour moi ; tu soumettras ma pensée, et l’Eglise
décidera. »
Je sentais que cette bonne Mère allait me quitter et j’avais du
chagrin. Elle s’élevait doucement ; elle me regardait toujours, et me
dit :
« Courage. S’il ne pouvait t’accorder tes demandes (la Sainte Vierge
parlait du prélat), et qu’il s’offre des difficultés tu irais plus
loin. Ne crains rien, je t’aiderai. »
Elle fit le demi-tour de ma chambre, et disparut à peu près où était
mon lit.
Mon Dieu, que j’avais de la peine ! Merci, ma bonne Mère, je ne ferai
rien sans vous.
|