Pellevoisin et la prière pour la France

A la 11ème apparition, la Sainte Vierge évoque la France à quatre reprises, à la fois avec tendresse et tristesse.  Elle rapproche principalement le manque de calme en France. On peut lire avec profit l’excellent commentaire du père Vernet, op, dans "La Vierge à Pellevoisin Mère de miséricorde et Mère de l’Eglise" aux éditions Téqui (disponible à la Boutique du Sanctuaire).

Ainsi Pellevoisin rejoint un certains nombre de sanctuaire consacrés à la prière pour la France comme l’Ile Bouchard ; Le Puy en Velay ; Montmartre ; Cotignac ; Notre Dame des Victoire ; Pontmain ; Le Mont Saint Michel ;

En avril 2014, il a été créé le réseau "des sanctuaires prient pour la France", dont le sanctuaire de Pellevoisin est un membre fondateur.

Du 15 novembre 2014 au 15 août 2015 : 9 mois de prière pour la France sous le patronage du cardinal Barbarin.

 

Notre Dame de Pellevoisin, priez pour l’Eglise et pour la France ! 

11ème apparition

Vendredi 15 septembre 1876 : Octave de la nativité de la Sainte Vierge

Le 15 septembre avec la permission de ma maîtresse, j’ai été prier dans ma chambre. Quel bonheur ! Que ne puis-je y passer ma vie ! J’y suis allée deux fois, ce n’est que la deuxième fois que j’ai vu la Sainte Vierge ; il était à peu près trois heures moins un quart. Elle était comme toujours, les bras tendus, la pluie tombait de ses mains. Elle resta longtemps sans rien dire, et avant de me parler elle tourna ses yeux de tous côtés, puis après elle me dit des choses particulières.

Elle me dit : «  Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Eglise et pour la France. Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je désire. » Elle soupira et remua la tête, en disant : « Il y a quelque chose. » Elle s’arrêta. Elle ne me dit pas ce qu’il y avait, mais je compris tout de suite qu’il y avait quelque discorde. Puis elle reprit lentement : « Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. »

Ensuite la Sainte Vierge me dit tristement (elle ne pleurait pas) : «  Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. » Elle paraissait émue en ajoutant : «  La France souffrira. » Elle appuya sur ces paroles. Puis elle s’arrêta encore et reprit : «  Courage et confiance. » Alors, à cet instant je pensais en mon cœur : Si je dis ceci, on ne voudra peut-être pas me croire ; et la Sainte Vierge m’a comprise, car elle m’a répondu : « J’ai payé d’avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles. » Puis tout doucement elle partit.

O ma bonne Mère, il est encore temps. Vos paroles encourageantes feront croître notre amour et notre confiance en vous. Vous êtes toute miséricordieuse et maîtresse de votre Fils. Vous m’avez dit : «  Les trésors de mon Fils sont ouverts. » Eh bien ! s’il lui plaît de nous éprouver encore et de nous punir, comme nous le méritons, nous aurons au moins la consolation de puiser à cette source inaltérable qui jaillit de son divin Cœur. Cette dévotion que vous aimez, j’en parlerai, ma bonne Mère, le plus qu’il sera en mon pouvoir. Je ne suis rien, mais vous permettrez que mon bon vouloir de vous plaire serve à votre gloire.

« Estelle »

Pour aller plus loin : http://notre-dame-de-france.com/