Histoire du Sanctuaire Le pèlerinage annuel Les activités du Sanctuaire Prier avec Notre Dame de Miséricorde Le projet Estelle Faguette Renseignements pratiques
  Pellevoisin
hier et aujourd'hui
La vie d'Estelle Faguette Le récit des apparitions La lettre d'Estelle Faguette Le scapulaire Un message pour aujourd'hui  
 

 

 

Bénédiction des scapulaires pendant le pèlerinage annuel

 

LE SCAPULAIRE :
une dévotion authentique de la piété mariale


Le scapulaire, qu’est-ce que c’est ?

Un vêtement symbolique


Le scapulaire est un vêtement bien connu dans la tradition chrétienne puisque St Benoît, pour protéger la tunique de ses moines durant le travail, avait prévu un vêtement fait de deux larges bandes d’étoffe tombant des épaules sur la poitrine et sur le dos. Le scapulaire devint bientôt partie intégrante de l’habit religieux, et ce qui au départ n’avait qu’une portée pratique, reçut également une signification religieuse, celle du « joug du Christ ». Puisque le scapulaire rappelle les paroles de l’Evangile : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger » (Mt 11, 29-30), il aura alors une signification d’appartenance et de consécration au Christ.
Au moyen âge, on trouvait dans les abbayes, des personnes qui désiraient vivre saintement : sans prononcer les vœux réservés aux moines, ils ne portaient pas l’habit religieux mais recevaient le scapulaire en signe de leur appartenance à la communauté.
A partir des grands Ordres monastiques naquirent des confréries ( associations de personnes) pour vivre et propager telle ou telle dévotion, ou pour pratiquer la charité. Dans plusieurs de ces confréries, les membres portaient le scapulaire de l’Ordre religieux auxquels ils se référaient, mais sous forme réduite : deux petits carrés d’étoffe portés sous les vêtements, l’un sur la poitrine, l’autre sur le dos. Sur ces morceaux d’étoffe rattachés par deux liens passant sur les épaules, étaient brodées ou cousues des images de la Vierge Marie, du Sacré Cœur, de la Croix de Notre Seigneur, etc.
Ne nous y trompons pas ! Au delà de la matérialité du scapulaire ( son aspect de vêtement), il a sa signification hautement symbolique et spirituelle : Adam , à cause du péché, se découvre nu et se fait un vêtement pour se protéger de l’univers devenu hostile (Gn 3,7). Le « fils prodigue » à son retour est revêtu par son père de la plus belle robe, signe de son pardon ( Lc 15,22). Et surtout, St Paul éclairant les chrétiens de Galatie : « Vous êtes tous enfants de Dieu par la foi. En effet, vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtus le Christ » ( Ga 3, 26-27). De plus, les élus dans le ciel ne sont-ils pas représentés comme une foule immense vêtue de robes blanches ? « ceux-là ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans la sang de l’Agneau. C’est pourquoi, ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit » (Ap 7,14-15).
Et si l’on peut transposer spirituellement le fait que c’est la mère qui revêt son tout-petit, alors on peut dire que l’enfant de Dieu qui reconnaît avoir besoin de la protection de la Vierge pourra porter le scapulaire pour exprimer don désir d’être enveloppé de l’amour maternel de Marie.


Pourquoi porter le scapulaire ?

C’est un stimulant pour la sainteté

Le prophète Isaïe est dans l’action de grâces d’avoir Dieu pour Epoux : « J’exulte de joie dans la Seigneur, mon âme tressaille en mon Dieu, car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice » (Is 61,10). La pratique du port du scapulaire, recommandée tout au long des siècles par le Magistère, est un rappel tangible de la primauté de la vie spirituelle : celui qui le porte se dispose à servir Dieu et le prochain en s’appuyant sur la prière et les sacrements, en recourant fréquemment à l’intercession de la Vierge Marie.

C’est une arme symbolique pour lutter contre le péché

St Paul nous dit par exemple : « Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. Conduisons-nous honnêtement comme on le fait en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans orgies ni débauches, sans dispute ni jalousie, mais revêtez le Seigneur Jésus Christ » (Rm 13,12-14).
Si « l’habit ne fait pas le moine », il invite nettement à la conversion des mœurs ; ne devons-nous pas entrer dans la patrie de ciel avec « l’habit de noces » que nous aurons tissé par nos œuvres de pénitence et l’effort de nos fidélités ? ( cf la parabole en Mt 22,1-14)

Enfin, c’est pour nous aider à obéir au commandement de l’amour fraternel

St Paul enseigne les Colossiens sur la vie chrétienne : « Vous avez revêtu l’homme nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son Créateur… Vous donc les élus de Dieu, ses saints et ses bien-aimés, revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience ; supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement, si l’un a contre l’autre quelque sujet de plainte ; le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tour. Et puis par-dessus tout, la charité, en laquelle se noue la perfection » (Col 3,10.12-14).

Le pape Jean Paul II et le scapulaire

En 2001, à l’occasion du 750ème anniversaire de la remise du scapulaire à l’Ordre du Carmel, le Saint Père rappelait qu’il portait lui-même le Scapulaire sur son cœur et s’exprimait ainsi : « le signe du scapulaire constitue une synthèse éloquente de la spiritualité mariale qui alimente la dévotion des croyants, les rendant sensibles à la présence aimante de la Vierge Mère dans leur vie…. »
« Les vérités évoquées sous le signe du Scapulaire sont au nombre de deux :
- d’une part, la protection permanente de la Très Sainte Vierge, non seulement au cours du chemin de la vie, mais également au moment de la mort, passage vers la plénitude de la gloire éternelle.
- De l’autre, la conscience que la dévotion envers Elle ne peut pas se limiter à des prières et des hommages en son honneur, dans certaines circonstances, mais qu’elle doit constituer un « habit », c’est-à-dire une orientation permanente de sa propre conduite chrétienne, tissée de prière et de vie intérieure, à travers la pratique fréquente des Sacrements et l’exercice concret des œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle.

De cette façon, le Scapulaire devient un signe d’ « alliance » et de communion réciproque entre Marie et les fidèles : en effet, il traduit de manière concrète l’acte par lequel Jésus confia sa Mère à Jean, sur la Croix, et à travers lui à nous tous, et la consigne de l’apôtre bien-aimé et de nous tous à Marie, constituée comme notre Mère spirituelle (cf Jean 19, 26-27) ».
Ainsi, « celui qui revêt le Scapulaire est amené à faire l’expérience de la présence douce et maternelle de Marie, dans l’engagement quotidien de se revêtir intérieurement de Jésus –Christ et de le manifester de façon vivante en soi pour le bien de l’Eglise et de toute l’humanité. »
« Moi aussi, depuis longtemps, je porte le Scapulaire du Carmel ! En raison de l’amour que j’éprouve envers notre Mère céleste commune, dont je ressens constamment la protection, je souhaite que tous ceux qui la vénèrent filialement, grandissent dans son amour et fassent rayonner dans le monde la présence de cette Femme du silence et de la prière, invoquée comme Mère de la Miséricorde, Mère de l’espérance et de la grâce ».


Frère Thierry Bernard, csj
Ancien Recteur du Sanctuaire Notre Dame de Miséricorde

 

Retour en haut de la page

Copyrights "Sanctuaire Notre-Dame de Miséricorde de Pellevoisin" - Date de dernière mise à jour 12/02/2008