Parcours jubilaire – étape 1 : la grotte de Montbel

S’il te plait…


Me voici dans le parc du château de Montbel où Estelle était domestique. Voici la copie de la grotte de Lourdes où Estelle, qui vient d’apprendre qu’elle ne peut pas guérir, a fait déposer sa demande à la Sainte Vierge. Elle avait une grande confiance en son amour maternel. Moi aussi je porte de lourds fardeaux. Je n’ose peut-être pas les déposer devant le Seigneur mais le regard si doux et si tendre de la Vierge me fait fondre le cœur. Je sais que je peux tout demander à la Sainte Vierge. La confiance d’enfant qu’Estelle a témoigné m’encourage. Je peux moi aussi écrire une lettre à la Vierge Marie qui a dit : « Ta lettre a touché mon cœur de mère et je l’ai montrée à mon Fils ». Je la dépose dans la corbeille.

Parole de Dieu


Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » (Jean 2)

Le lettre d’Estelle


« Ô ma bonne Mère, me voici de nouveau prosternée à vos pieds. Vous ne pouvez pas refuser de m’entendre. Vous n’avez pas oublié que je suis votre fille et que je vous aime. Accordez-moi donc de votre divin Fils la santé de mon pauvre corps pour sa gloire.

Regardez donc la douleur de mes parents, vous savez bien qu’ils n’ont que moi pour ressources. Ne pourrai-je pas achever l’œuvre que j’ai commencée? Si vous ne pouvez, à cause de mes péchés, m’obtenir une entière guérison, vous pourrez du moins m’obtenir un peu de force pour pouvoir gagner ma vie et celle de mes parents. Vous voyez, ma bonne Mère, ils sont à la veille de falloir mendier leur pain; je ne puis penser à cela sans être profondément affligée

Rappelez-vous donc les souffrances que vous avez endurées, la nuit de la naissance du Sauveur, lorsque vous fûtes obligée d’aller de porte en porte demander asile! Rappelez-vous aussi ce que vous avez souffert quand Jésus fut étendu sur la Croix. J’ai confiance en vous, ma bonne Mère; si vous voulez, votre Fils peut me guérir. Il sait que j’ai désiré vivement être du nombre de ses épouses, et que c’est en vue de lui être agréable que j’ai sacrifié mon existence pour ma famille qui a tant besoin de moi.

Daignez écouter mes supplications, ma bonne Mère, et les redire à votre divin Fils. Qu’il me rende la santé si tel est son bon plaisir, mais que sa volonté soit faite et non la mienne. Qu’Il m’accorde au moins la résignation entière à ses desseins et que cela serve pour mon salut et celui de mes parents. Vous possédez mon cœur, Vierge Sainte, gardez-le toujours et qu’il soit le gage de mon amour et de ma reconnaissance pour vos maternelles bontés. Je vous promets, ma bonne Mère, si vous m’accordez les grâces que je vous demande, de faire tout ce qui dépendra de moi pour votre gloire et celle de votre divin Fils.

Prenez sous votre protection ma chère petite nièce, et mettez-la à l’abri des mauvais exemples. Faites, ô Vierge Sainte, que je vous imite dans votre obéissance et qu’un jour je possède avec vous Jésus dans l’éternité. »

Prière


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui avaient eu recours à votre protection,
imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous
et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.
Ô Mère du Verbe, ne méprisez pas mes prières,
mais accueillez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

Vers la prochaine étape


En allant vers l’église paroissiale, je peux réciter le chapelet.