Dédicace de la chapelle des apparitions rénovée.

Samedi 31 janvier 2026, représentant symboliquement les nombreux pèlerins qui se sont succédés ici depuis 150 ans, une fervente assemblée, quoique restreinte à cause du manque de place, a formé une procession depuis l’Accueil Estelle Faguette jusqu’au seuil de la porte de la chapelle des apparitions.

Chacun se rappelait sa place dans le tissu social et dans la communion des saints.

Monsieur le préfet et son épouse faisaient un joli clin d’œil à l’histoire par leur présence, ayant également suscité une fraternelle synergie entre les collectivités locales afin de bien recevoir les visiteurs, touristes et pèlerins dans la petite cité mariale de Pellevoisin, encouragée par la lettre stimulante signée du pape François le 22 août 2024.

La commune était représentée par notre cher maire, Gérard et son épouse, un conseillé Daniel, le lieutenant de pompier Xavier et une jeune volontaire Déborah et la pharmacienne Emilie.

M Dominique de La Rochefoucauld, était accompagné de sa sœur Marie-Caroline, dont les aïeux ont eu une place déterminante dans l’histoire du sanctuaire, toujours très fidèles à la vie du sanctuaire.

Mme Anne De Clerck, qui avec son époux prennent si bien soin du domaine de Poirier-Montbel, exprimait leur intérêt à la vie du village.

Des représentant de la famille Motte qui ont construit le grand hôtel, aujourd’hui Moisson Nouvelle, restent très investis pour le rayonnement du sanctuaire.

Mgr Jérôme Beau, venu le matin providentiellement au sanctuaire visiter un groupe de son diocèse, s’est réjoui de la chapelle.

Nous a honoré de sa présence sœur Marie-François, prieure générale des sœurs de Saint-Jean, qui ont succédé aux moniales dominicaines, à qui nous devons tant.

L’étroitesse des lieux n’a pu permettre de largement inviter dans le diocèse, merci à père Eric Vinçon pour sa sollicitude avisée et bienveillante, au diacre Patrice, serviable économe du diocèse, les pères Emmanuel Souly et Charles de Vaugelas.

Dom Bertrand-Marie Perrin (théologien dévoué de la commission sur les apparitions) et les trois moines nous ont assuré de la prière et de la fidèle amitié de l’abbaye de Fontgombault.

Le père Daniel, provincial des Missionnaires du Sacré-Cœur, et père Henri-Dominique, provincial des Frères de Saint-Jean, représentaient la vie consacrée.

Le service des archives et de la transmission de l’histoire était représenté par le diacre Yves-Marie et par Sylvie Bernay qui vient de faire paraitre un livre sur le Pèlerinage à Pellevoisin.

Les chantres réguliers ou épisodiques, Camille et Florence, Clémence et Eline, nous ont aidé à entrer dans la prière, avec le violoniste Vincent.

Les artisans et entrepreneurs, qui ont pu bien travailler grâce aux généreux donateurs et bienfaiteurs, étaient représentés par le maître d’œuvre Jean-Jacques Etienne.

Que le Seigneur en sa miséricorde se souvienne de l’engagement de chacun présent ou non, discret ou plus visible, qui permet de publier la gloire de Marie.

C’est le rez-de-chaussée d’une simple demeure qui a été consacré et voué au culte par une solennelle dédicace. Cette maison construite par la comtesse pour accompagner la vieillesse de l’ancien curé âgé (thématique brûlante aujourd’hui), a abrité Estelle mourante, et c’est là qu’elle reçut une guérison entière. Dans ce lieu la Vierge Marie avait affirmé : « C’est ici que je serais honorée ».

L’attention des fidèles sur le seuil de la porte fut attirée sur deux détails de la façade :

– La porte cochère centrale a été réouverte en forme de baie vitrée et même doublée lors de la rénovation pour des raisons esthétiques. On peut y voir le symbole de la dimension de pèlerin du disciple de Jésus. Nous bâtissons des maisons et plantons des vignes, mais nous ne devons pas oublier le côté nomade, voyageur de notre condition humaine et de baptisés. Nous étions en communion avec sr Thérèse Marie partie visiter sa famille en Chine. (C’est en Chine qu’un évêque français a diffusé le scapulaire de Pellevoisin fin XIXe)

– Au-dessus de la porte, l’étoile des mages est restée jusqu’au 2 février. Les mages orientaux sont probablement venus de Perse, l’Iran actuelle. Notre célébration locale s’associe à la détresse des peuples affligés par la guerre ou les persécutions.

Lorsque le pape Léon XIII reçut Estelle, il lui ouvrit tout grand les bras : « ma petite Stella ». Marie a fait d’Estelle une étoile en chemin.

La dédicace de cette chapelle dans une maison particulière dédiée à des personnes fragiles nous rappelle que la maison des baptisés, habitée par Marie, est demeure de l’Esprit-Saint, appelée à répandre la lumière et la bonne odeur du Sauveur pour la paix et le salut de notre humanité fragile. C’est en ce sens que notre archevêque, Mgr Sylvain Bataille, achevait son homélie par ces mots : « Que Notre-Dame de Pellevoisin permette à tous les visiteurs de devenir des pèlerins (des gens en marche), à tous les pèlerins de devenir des adorateurs dans le face à face avec le Seigneur, et à tous les adorateurs de devenir des missionnaires, habités par cet amour qu’ils rayonnent dans notre monde ».

Frère Laurent, recteur du sanctuaire